17 janvier 2008

saint, fou, poète

Je déjeunais à l'hôtel du Nord. Même façade qu'en 1938 quand Carné tournait avec Arletty. On entend encore l'écho de son "atmosphère, atmosphère". Mais où est l'atmosphère aujourd'hui à part la façade ?
Un fournisseur en vins faisait déguster au directeur des millésimes. Certains tellement anciens qu'ils sont "minéralisés", disait-il. Un vin-pierre, un vin minéral, ça me tentait bien, (j'adore les pierres, j'en ai plein le jardin), j'ai demandé si je pouvais les aider. "Je ne suis pas chez moi" a dit le fournisseur. Le directeur n'a rien dit.
Sûr que ça aurait été plus chaleureux avec Marcel et Arletty. Mais la chaleur, ça ne se fait plus. Quand on en veut on prend un ticket d'avion, on se fait la malle vers Maurice ou Maldives. Quand on ne pourra plus s'envoler, question prix, question pollution, il fera peut-être plus chaud à l'hôtel du nord.
Du coup, j'ai pensé au peu de différence entre le saint, le fou, et le poète. La seule, c'est que le poète (disait Roland Barthe) adresse sa lettre, la met dans une enveloppe, colle un timbre et l'envoie. Ni le fou, ni le saint, ne le font. Qu'aurait-il dit du blagueur/bloger, qui se jette sur la toile?

Posté par isaclerc à 21:30 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur saint, fou, poète

    crash

    du saint, du fou et du poète qui a un compte en banque ?

    Posté par do, 23 janvier 2008 à 00:03 | | Répondre
Nouveau commentaire